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13 juin… 1944 – Un missile V1 s’échoue dans la Tamise

Ultime tentative pour Hitler de reprendre le contrôle sur le conflit, les missiles V1 font leur apparition alors que le débarquement en Normandie a déjà eu lieu. Si l’un d’entre eux s’écrase dans l’estuaire de la Tamise le 13 juin 1944, ces derniers vont faire pas mal de dégâts…

Un V1 amené à son pas de tir avant le lancement (1944). ©Bundesarchiv, Bild 146-1975-117-26 / Lysiak / CC-BY-SA 3.0
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Il s’agit là d’une arme nouvelle, déployée par Hitler alors même que ses armées sont en déroute à l’Est et ne cessent de se replier à l’Ouest, surtout depuis l’incursion des Alliés par les plages de Normandie

Le missile V1 (Vergeltungswaffe ou « arme de la vengeance ») est une bombe volante, longue de 7,90 mètres avec une charge de 750 kg d’explosifs. Propulsée par un pulso-réacteur, elle est catapultée au départ, depuis une rampe de lancement. Elle ainsi expédiée à 250 km/h puis, une fois son piston de lancement décroché en plein vol, elle atteint 650 km/h. Autant dire que, par sa force de propulsion, le V1 ne laisse aucune chance de survie à ceux qui la réceptionnent.

250 V1 propulsés sur Londres chaque jour

Le 13 juin, l’un de ces missiles est envoyé sur l’Angleterre. Il atterrit dans l’estuaire de la Tamise. Mais durant les trois mois qui suivent, les tirs se font plus précis. 250 engins par jour décollent de dizaines de rampes de lancement, 104 exactement, positionnées sur les côtes de la Manche par Hitler. 70 tombent sur Londres chaque jour, tuant près de 6000 civils en tout.

L’Angleterre doit l’arrêt de ces attaques le 1er septembre, à un résistant français du nom de Michel Hollard, qui parvient enfin à localiser les rampes de lancement. L’aviation britannique n’a plus qu’à les bombarder à son tour.

C’est ensuite au tour de la Belgique d’essuyer ces tirs longue portée. Depuis des rampes installées en territoire allemand, des milliers de V1 atterrissent sur le pays, et sur les villes d’Anvers et de Liège en particulier, en décembre 1944 et janvier 1945.

Aux V1 succèderont ensuite les V2, des fusées cette fois, plus puissantes encore et transportant individuellement une tonne d’explosifs. Elles prendront le relais des V1 sur Londres et la Belgique, causant encore, et jusqu’aux dernières heures du conflit, des centaines de victimes civiles.