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18 juin… 1815 – Un jour à Waterloo

Il y a 205 ans, le 18 juin 1815, Napoléon Ier abdiquait une bonne fois devant les puissances européennes.
Après une première capitulation le 6 avril 1814, il s’inclinait à nouveau et définitivement, un an après, à Waterloo.
Cette ultime bataille sonnait ainsi le glas du Premier Empire.

Napoléon Bonaparte et son armée à la bataille de Waterloo – ©TonyBaggett (iStock by Getty Images)

La der des ders

L’empereur est revenu le 20 mars à Paris de l’île d’Elbe où il était exilé, provoquant la fuite de Louis XVIII à Gand. Jusqu’au 18 juin, jour de son ultime défaite, on parle des Cent-Jours.

6 jours avant la bataille, Napoléon assure : « Ce sera ma plus belle campagne, la bataille des batailles, mon chef d’oeuvre. »
Un an avant, il s’était promis de « [revenir] combattre ces rois vaniteux jusqu’à ce qu’ils s’inclinent devant l’Aigle impérial. »

Ce 12 juin, plus déterminé que jamais, il fait route vers Waterloo, à 20km au sud de Bruxelles, en Belgique.
Les Britanniques, les Autrichiens et les Prussiens avancent également à la rencontre de l’ « usurpateur » et « hors-la-loi », ainsi qu’ils l’ont qualifié.

Aux côtés de Napoléon, 124 000 hommes marchent la fleur au fusil, prêts à en découdre avec les soldats du duc anglais Wellington et ceux du maréchal prussien Blücher.

Mais l’opiniâtreté ne suffit pas…
L’ennemi a mis en place des ressources militaires conséquentes, de même que la stratégie d’attaque des chefs anglais et prussien est habile, en comparaison de celle de Napoléon, fatigué et moins inspiré.

Après 12 heures d’affrontements, le sort du Premier Empire est définitivement scellé. La victoire indéniable des alliés est gagnée au prix de 12 000 morts, 35 000 blessés et 10 000 chevaux tués.
Dans ses Mémoires, Napoléon attribuera sa défaite au maréchal Grouchy. En détachant 33 000 hommes, il lui avait ordonné de poursuivre et éliminer les Prussiens avant qu’ils n’atteignent le champ de bataille et viennent en renfort des soldats anglais. Mais cet ordre ayant été donné bien trop tard, Grouchy n’a pu qu’échouer dans sa mission.

Napoléon abdique le 22 juin.
Il est conduit courant juillet par les Britanniques sur l’île de Sainte-Hélène, dans l’Atlantique sud, où il mourra le 5 mai 1821.

Waterloo, deux siècles après

De la défaite de Napoléon à Waterloo, l’histoire en a fait un symbole à l’échelle européenne qui continue d’être analysé, enseigné et même rejoué, chaque année.
Lors de son bicentenaire, en 2015, 5000 figurants de 29 pays différents, 300 chevaux et 100 canons ont été mobilisés pour redonner vie à la bataille, sur le site qui l’a vu se dérouler.