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caricature montrant Jenner vaccinant des patients

14 mai… 1796 – Edward Jenner invente la vaccination

Le 14 mai 1796, un médecin de campagne anglais du nom d’Edward Jenner, inocule à un jeune garçon la maladie de la vaccine, voisine plus bénigne de la variole, permettant de l’immuniser contre cette dernière. Il invente ainsi la vaccination qu’il élargit à tout le public, malgré l’opposition de ses confrères.

Caricature publiée en 1802 de Jenner vaccinant des patients qui craignaient qu’il leur fasse pousser des cornes de vaches. ©James Gillray Domaine public

La variole pour cible

Depuis le Moyen-Âge, la variole fait chaque année des ravages, tuant les gens par milliers. Remarquant que les personnes qui avaient survécu à la maladie en étaient ensuite définitivement immunisées, des praticiens avaient eu l’idée de l’inoculer à leurs patients, ceci avec un maximum de précautions, afin de les protéger des futures épidémies. Mais cette prévention n’empêchait pas les morts et n’était réservée qu’à l’aristocratie.

Alors qu’Edward Jenner pratiquait lui-même cette méthode, il s’est rendu compte que certains patients étaient insensibles à l’inoculation de la maladie et qu’ils étaient tous des gens de ferme, quotidiennement en contact avec les vaches.
Or, ces dernières étaient parfois atteintes de la vaccine, variole des vaches (en anglais, cow-pox), qu’elles transmettaient aux humains lors de la traie. Plus bénigne que la variole touchant les humains, elle ne les tuait pas. Mieux, elle les immunisait contre celle-ci, véritablement mortelle.

De la vaccine à la « vaccination »

Le médecin a donc l’idée d’inoculer, par scarification, non plus la variole « humaine » mais la vaccine à ses patients. Il fait sa première tentative le 14 mai 1796, sur un enfant de 8 ans, James Phipps.
Suite à cela, le garçon contracte la vaccine et développe une pustule. Il en guérit très vite.
Trois mois plus tard, Edward Jenner lui inocule la véritable variole, non sans crainte de le tuer. Mais l’effet est nul, comme escompté. Preuve est ainsi faite que la vaccine a permis le développement d’anticorps propres à lutter contre l’infection de la variole.

Fort de cette réussite, le médecin encourage sa diffusion et la « vaccination » de masse. Il essuie bien sûr les critiques de ses confrères…
Jenner publie ensuite An inquiry into the causes and effects of the variolae vaccina (Une enquête sur les causes et les effets de la vaccine de la variole. Il appelle de lui-même « virus », dérivé du mot latin qui signifie « poison », le facteur de la vaccine.
Bien que tout le pourquoi du comment ne soit pas encore totalement éclairci, le principe de la vaccination se répand rapidement en Europe puis en Amérique. En résultera le recul de nombreuses épidémies…