17 mai… 1990 – L’homosexualité n’est plus une maladie mentale

Depuis 2005, le 17 mai est la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. Ce choix de date fait écho au 17 mai 1990, jour où l’Organisation mondiale de la Santé a retiré officiellement l’homosexualité de la liste des maladies mentales…

Les droits des homosexuels selon le pays et les peines qui les guettent là où l’homosexualité est illégale.

En atteste la carte ci-dessus, le monde a encore du chemin à faire avant que l’homosexualité cesse d’être une source de discriminations et de pénalisations… Dans certains pays, la pandémie de COVID-19 a d’ailleurs donné lieu à une recrudescence des discours de haine liant le coronavirus et l’homosexualité… Egalement, pendant les périodes de confinement, des jeunes gays, lesbiennes ou trans ont été rejetés par leurs familles, ou victimes de violences domestiques…

Face à un tel drame, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a appelé les Etats et autres parties prenantes des Nations Unies à protéger davantage leurs populations LGBTQI+ pendant la pandémie.

Des caricatures de l’homosexualité

Dans ce contexte, le 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie n’a que plus de poids. Créée en 2004, et inaugurée en 2005, elle fait écho à la décision prise par l’OMS, le 17 mai 1990, de retirer l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Une psychanalyste et historienne, Sylvie Lausberg, indiquait en 2020 dans la presse:

«On savait déjà depuis Freud, que la sexualité était un [instinct] obscur qui nous anime chaque jour de notre vie. Un espace de désirs et de pulsions que nous ne choisissions pas, mais qui nous guident. Longtemps, les spécialistes ont classé l’homosexualité dans les maladies mentales car il était impossible pour la société de l’admettre. Les homosexuels se cachaient, et les seuls homosexuels visibles étaient souvent des caricatures qui permettaient aux sociétés de légitimer leur refus de toute acceptation.»

Cette décision paraît aujourd’hui plus qu’évidente et bien tardive. Mais elle a figuré il y a 31 ans comme un véritable pas fait en avant sur le sujet. Depuis, la question du mariage puis celle de l’adoption ont alimenté d’autres débats. Et ce n’est qu’en 2018 que la transidentité a, à son tour, disparu de la fameuse liste des maladies mentales…

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