16 mai… 1703 – Pierre Ier le Grand fonde Saint-Pétersbourg

Le 16 mai 1703, Pierre Ier le Grand fait poser la première pierre de la forteresse Pierre-et-Paul sur l’île Zaïatchi, dans le delta de la Neva. C’est là que le tsar de Russie a décidé de fonder sa future capitale, qu’il nommera Sankt-Petersburg, «ville de Saint-Pierre».

Plan de la ville en 1776 sous le règne de Catherine II. ©C. M. Roth Domaine public

Une nouvelle capitale pour la Russie

Monté sur le trône à l’âge de 10 ans, en 1682, Pierre ler s’est emparé à 17 ans de la totalité du pouvoir qu’il partageait avec son demi-frère Ivan V.
Empreint de culture occidentale suite à de nombreux voyages en Europe, le tsar a 30 ans lorsqu’il entreprend d’asseoir un peu plus son autorité par un oukase (édit) du 1er mars 1704, qui ordonne la construction d’une nouvelle capitale pour la Russie. Saint-Pétersbourg se situera sur le delta de la Neva, sur la mer Baltique. Il s’agit en fait d’un territoire récemment arraché à la Suède, marécageux et très inhospitalier.

Pierre Ier a souhaité lui donner le nom de «ville de Saint-Pierre» soit, en allemand – une langue courante à la cour de Russie à l’époque -, Sankt-Petersburg. Il y a déjà fait poser la première pierre, le 16 mai 1703, de la forteresse Pierre-et-Paul.
Et pour ce grand chantier, le tsar réquisitionne 30 000 hommes. Au cours des années suivantes, près de 150 000 ouvriers y perdront la vie.
Dès juin 1704 démarre la construction de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul. En 1706, la forteresse Pierre-et-Paul est achevée. Tous les tsars, à commencer par Pierre le Grand en 1725, y seront inhumés, devenant ainsi nécropole impériale.

Cour, ambassades et Sénat transférés

Les premiers aménagements de la nouvelle capitale Saint-Pétersbourg sont le Jardin d’été du tsar, la citadelle de Kronstadt et le chantier naval de l’Amirauté.
En 1712, la Cour, les ambassades et le Sénat y sont transférés. Les principales familles de la noblesse doivent aussi s’y installer. Dès 1714, la population occupe 50 000 logements.
En 1716, l’architecte français Jean-Baptiste Alexandre Leblond et une équipe d’artisans français arrivent tout de même en renfort. Pierre Ier souhaite en effet voir les travaux s’accélérer et ses désirs magnifiés.

Ainsi, moins de dix ans plus tard et malgré son caractère encore très insalubre, Saint-Pétersbourg compte ainsi près de 75 000 habitants. Une Académie des Sciences y a déjà vu le jour de même que des musées… La ville restera capitale de la Russie pendant deux siècles.