13 avril… 1946 – Marthe Richard fait fermer les maisons closes

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le 13 avril 1946, la conseillère de Paris Marthe Richard obtient le vote d’une loi pour la fermeture des maisons closes en France. Celle-ci entre en vigueur le 13 avril 1946.

C’est fini ce bordel ?!

Avec la loi du 13 avril 1946, Marthe Richard, devenu leader de la campagne anti-prostitution, met fin a une institution vieille de presque un siècle et demi: le bordel.
Depuis 1804 en effet, les maisons closes existaient de façon légale en France, au nombre de 1500 dont 177 rien qu’à Paris. Elles étaient encadrées par la police et soumises aux contrôles sanitaires.

Allant des maisons de passes minutées comme le Moulin Galant, aux établissements de luxe comme le Chabanais, en passant par des « claques de seconde catégorie », ces lieux permettaient de préserver la morale et de ménager les sensibilités de la bourgeoisie.
Mais c’était aussi des lieux où régnaient la violence physique et morale, l’emprise du client et/ou de la tenancière sur la prostituée, l’alcoolisme, la consommation de drogue, la traite des femmes, la maladie ou encore l’endettement… Et c’est contre tout cela que Marthe Richard, dès le lendemain de la guerre, s’est décidée à lutter avec acharnement.

Et la prostitution alors ?

Ainsi, dès le 13 avril 1946, les maisons closes de France ont six mois pour fermer.
Bien sûr, la prostitution ne disparaît pas avec elles. Les filles de mauvaise vie rejoignent la rue, ou se cachent dans des « maisons de rendez-vous ».
Immortalisé dans l’art aux XIXe et XXe siècle qui par un Toulouse-Lautrec dans la peinture, qui par un Zola dans la littérature ou encore par une Piaf dans la chanson, l’univers du bordel revêt pour certains une dimension essentielle, voire sacrée dans le bon fonctionnement d’une société.
Depuis 75 ans en effet, et tandis que la législation abolitionniste a été renforcée en 2016, de nombreux nostalgiques espèrent toujours voire renaître les maisons closes…

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