17 mars… 2020 – La France entame sa première période de confinement

C’était il y a un an, le 17 mars 2020. Dès midi pile, les Français étaient tenus de se confiner chez eux. Pour quinze jours, dans un premier temps… Ils découvraient du même coup les joies de l’attestation, la généralisation du masque, l’utilisation incessante du gel hydroalcoolique, et la fin des embrassades…

Closed businesses for COVID-19 pandemic outbreak, closure sign on retail store window banner background. Government shutdown of restaurants, shopping stores, non essential services. ©Maridav

Un quotidien bouleversé

Des rayons de supermarchés dévalisés; un marquage au sol pour se déplacer en magasin; des réunions de travail en visio mais aussi les apéros; les applaudissements à la fenêtre à 20h pétantes; l’école à la maison… et dehors, des rues désertées. Le premier confinement de l’année 2020, consécutif à l’aggravation de la pandémie de COVID-19, a offert son lot de nouveautés dans le quotidien des Français.

Au tout début, la situation a déconcerté, voire même amusé certains par son caractère inédit. Mais, alors qu’elle ne devait durer que quinze jours, elle s’est prolongée. De quinze jours à nouveau puis d’un mois, poussant le confinement jusqu’au 11 mai. Dans ce contexte vite devenu anxiogène, les Français ont néanmoins continué à jouer le jeu des attestations et des soirées au calme. Il n’en a pas été tout à fait de même au deuxième confinement. Au mois de novembre, beaucoup ont refusé de s’isoler plus longtemps.

Positif ou négatif au… confinement

Si en effet le principe a entraîné beaucoup de dépressions, il a aussi eu des effets bénéfiques, surtout sur l’environnement. Autour du globe, près de 4 milliards de personnes ont en effet dû stopper leurs déplacements, en même temps. Conséquence de cette baisse soudaine d’activité : la planète est devenue étrangement silencieuse. Le remue-ménage de l’espèce humaine en surface propageant habituellement des ondes dans le sol, l’effet a même été ressenti au niveau sismique. De fait, des citadins ont entendu le chant des oiseaux avec plus d’intensité.

Autre constat notable : la baisse d’environ 5% des émissions de dioxyde de carbone. Il s’agit de la plus forte diminution de CO2 depuis la Seconde Guerre mondiale.
La faune a elle aussi bénéficié de la situation. Plus en confiance avec la baisse du trafic et la disparition des piétons, de nombreux animaux en ont justement profité pour se déconfiner! Ainsi, les poissons dans les eaux des canaux de Venise sont réapparus, des daims ont gambadé dans les rues, des dauphins ont approché les ports italiens, etc.

Un an après…

Si tout ceci n’a eu un effet positif que temporaire sur la planète, il a permis de prendre conscience de façon concrète de l’ampleur des efforts à effectuer pour mieux la préserver.
Les deux confinements n’ont en revanche pas permis d’enrayer l’épidémie de coronavirus, aujourd’hui plus virulent que jamais…

Et alors que l’Italie vient à nouveau de se confiner, sur la France plane aussi ce risque, étant quand même le moyen le plus efficace pour freiner la propagation du virus. Car plus d’un an après l’arrivée de la Covid-19 en Europe, l’Hexagone a passé le cap des 90 000 décès. Un chiffre glaçant qui tend à penser que les confinements localisés ne suffisent décidément pas…
De nouvelles mesures sont donc décidées cette semaine, concernant notamment l’accélération de la vaccination et les modalités de prescription de l’AstraZeneca, qui fait tant débat.

Courage!

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