Jardins de Vaux-le-V icomte réalisés par Le Nôtre

12 mars… 1613 – Naissance d’André Le Nôtre, jardinier du roi

Indissociable de l’histoire du château de Versailles, le nom d’André Le Nôtre l’est autant de celle de nombreux autres domaines célèbres de France, comme Vaux-le-Vicomte ou Chantilly, sa réalisation préférée… Sa naissance, le 12 mars 1613, dans une famille de jardiniers, lui confère l’expérience qui le portera au sommet, sous le règne de Louis XIV.

Jardins de Vaux-le-Vicomte vus du château. ©Thomas Henz Sadeness — Fotografiert von Thomas Henz / Photograph taken by Thomas Henz CC BY-SA 2.0 de

De Vouet à Fouquet, le talent affirmé de Le Nôtre

Descendant de jardiniers du roi et dessinateurs de jardin, André Le Nôtre voit le jour aux Tuileries, à Paris.
Naturellement, le jeune homme poursuit dans la voie que sa famille a tracé depuis des décennies.
De 1629 à 1635, il suit l’enseignement de Simon Vouet, peintre synthétisant avec talent le baroque italien et le style classique français. Comparé à Véronèse, ce dernier crée une école dont Le Nôtre est l’un des élèves les plus brillants.
A la fin de son apprentissage, il se met au service de Gaston d’Orléans, frère du roi, dont il devient le premier jardinier. Il s’occupe des jardins de Blois, de Chambord et du Luxembourg.

En 1637, la carrière de Le Nôtre prend un nouvel élan quand il devient jardinier de Louis XIII, en survivance de son père. Sous le règne du dauphin Louis XIV, dès 1643, il devient aussi le dessinateur des jardins royaux. Il refait ainsi le jardin de la Reine à Fontainebleau en 1645.
C’est alors qu’en 1650, Nicolas Fouquet, Ministre des Finances du roi, engage Le Nôtre pour ses jardins de Vaux-le-Vicomte. Le chantier fait sa réputation à l’international. Il lui vaut, dès 1657, le titre de Conseiller du roi, contrôleur général des bâtiments, jardins, arts et manufactures.

Des chefs d’oeuvre en France et à travers le monde

Dès lors, Le Nôtre ne s’arrête plus :

  • en 1661, il achève la réalisation du plus grand parterre du monde, à Fontainebleau.
  • la même année, il entame les premiers travaux pour Versailles. Son oeuvre, un agencement équilibré et féérique de parterres, de bosquets, de fontaines, traversera les âges… 7000 jardiniers, contre 40 aujourd’hui, oeuvrent sous ses ordres.
  • de 1665 à 1699, outre Versailles, il supervise les chantiers d’autres résidences royales: Vincennes, St Germain en Laye, Marly, St Cloud, etc. Egalement ceux des résidences des proches comme Chantilly pour le Grand Condé – sa préférée; Clagny pour la marquise de Montespan; Sceaux pour Colbert; Saint-Cyr pour Madame de Maintenon… Il est aussi engagé par Charles II d’Angleterre puis Guillaume II d’Orange, Charles-Emmanuel II et Victor-Amédée II

Toute sa vie durant, Le Nôtre bénéficie de la reconnaissance et de l’admiration des plus grands. Anobli par Louis XIV en 1675, il reçoit les plus grandes distinctions jusqu’à se retirer en 1693. Il lègue alors au roi les plus grandes de ses oeuvres qu’il collectionnait en qualité d’esthète et passionné. Son héritage perdure 320 ans après sa mort et continue d’entretenir la renommée des domaines prestigieux de France.

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