8 mars… (intemporel) – Journée internationale de la femme

Officialisée en 1977 par les Nations Unies, juste après l’Année internationale de la femme en 1975, la Journée de la femme trouve son origine dans les mouvements sociaux du début du XXe siècle quand, en Europe comme en Amérique du Nord, les femmes réclamaient de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Depuis, cette journée du 8 mars est chaque année l’occasion de faire le bilan sur l’évolution de leur situation.

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Inégalités de salaires et d’emplois; harcèlement sexuel; viol; excision; mariage forcé; esclavage sexuel; interdiction de travailler, d’avorter ou de divorcer; privation de liberté et d’éducation… Les exemples d’injustice à l’égard des femmes, à travers le monde et les situations, sont toujours innombrables, en 2021.

Chaque 8 mars est l’occasion de faire le bilan sur l’évolution de leurs conditions de vie. Les acquis bien sûr, mais surtout ce qu’il reste à obtenir.
A travers le monde, des événements et des manifestations en tout genre célèbrent donc les victoires en matière de droits des femmes, mais permettent aussi de faire entendre leurs revendications.

8 mars 2021, pour un leadership féminin

Pour donner davantage de poids à ces dernières, l’ONU thématise chaque année cette journée consacrée aux femmes. Ce 8 mars 2021, honneur est fait au «Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19»
Ce thème célèbre les efforts déployés par les femmes du monde entier pour un futur plus égalitaire suite à la pandémie. Il faut en effet rappeler que les femmes sont souvent en première ligne dans la lutte contre cette maladie : en tant que professionnelles de santé, de pourvoyeuses de soins, d’innovatrices ou encore d’organisatrices communautaires…
Elles sont aussi en première ligne face aux coups portés par leurs conjoints, pour certains exacerbés lors des confinements en 2020.

Outre les obstacles sociaux et systémiques préexistants qui persistent à entraver la participation et le leadership des femmes, de nouveaux obstacles sont apparus avec la pandémie de Covid-19. Partout dans le monde, les femmes sont confrontées à une augmentation de la violence domestique, des tâches de soins non rémunérés, du chômage et de la pauvreté. Bien que les femmes représentent la majorité des travailleurs de première ligne, elles sont représentées de manière disproportionnée et inadéquate dans les espaces politiques nationaux et mondiaux en lien avec la Covid-19.

Afin de défendre les droits des femmes et de tirer pleinement parti du potentiel du leadership des femmes en matière de préparation et d’intervention face à la pandémie, les perspectives des femmes et des filles dans toute leur diversité doivent être intégrées dans la formulation et la mise en œuvre des politiques et des programmes dans tous les domaines et à tous les stades des plans de lutte et de relance mis en place dans le cadre de la pandémie.

ONU Femmes. www.unwomen.org

L’urgence pour l’égalité des sexes

Bien sûr, le 8 mars n’est pas le seul jour de l’année qui offre aux femmes l’occasion de s’exprimer. Il n’est pas non plus un jour exclusivement féminin, qui interdit aux hommes le droit à la parole. Mais il est l’occasion de revendiquer encore et toujours l’égalité des sexes. En terme de droits comme de devoirs, et dans quelque domaine que ce soit.
Preuve qu’on en est encore loin en quelques chiffres, pris au hasard :

  • Chaque jour, près de 140 femmes sont tuées par un membre de leur famille.
  • Les femmes et les filles représentent 72% des victimes de trafic d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle.
  • En 2019, 1 femme sur 5 ayant entre 20 et 24 ans s’est mariée avant l’âge de 18 ans.
  • Plus de 200 millions de femmes de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales.
  • Seules 20 femmes dans le monde sont chefs d’État et de gouvernement dans le monde.

A noter également :

  • En septembre 2020, 48 pays avaient intégré la prévention et la réponse à la violence à l’égard des femmes à leurs plans de lutte contre la COVID-19. 121 pays avaient adopté des mesures pour renforcer les services aux victimes de violences durant cette crise mondiale.
  • Au moins 155 pays ont promulgué des lois sur la violence domestique; 140 disposent de lois sur le harcèlement sexuel au travail. Pour autant, ces lois sont loin d’être un recours évident.