4 mars… 1971 – La tempête du siècle s’abat sur Montréal

Aussi spectaculaire qu’inattendue, la tempête qui s’est abattue sur Montréal, au Québec, il y a cinquante ans, a été très vite qualifiée de « tempête du siècle ». Ce 4 mars 1971, les vents soufflant à plus de 100 km/h et les énormes quantités de neige ont paralysé la ville comme jamais auparavant.

«En ce 4 mars 1971, pour ceux qui s’en souviennent, eh bien le temps s’est arrêté sur la ville», rappelle un journaliste de Radio Canada en 2011.
Dix ans ont encore passé et Montréal n’a toujours pas oublié ce jour où plus de cinquante centimètres de neige se sont abattus sur la métropole en à peine quelques heures.

Aux yeux de certains, l’événement pourrait ne pas paraître si exceptionnel. Certes, la ville est rompue aux hivers neigeux et aux températures négatives. Les statistiques confirment même que d’autres tempêtes ont précédemment déversé de fortes quantités de neige sur Montréal et plus largement le Canada, au cours du XXème siècle. Mais celle du 4 mars 1971 est sans commune mesure avec les précédentes, tant par sa soudaineté que par son intensité.

Montréal, ville paralysée

Les vents se révèlent en effet être d’une puissance exceptionnelle, soufflant à plus de 100 km/h dans les rues. Mais plus impressionnantes encore sont les chutes de neige et la rapidité – quelques heures seulement – avec laquelle Montréal se retrouve recouverte d’un épais manteau blanc. Près de 50 centimètres, 80 à certains endroits, viennent en effet s’ajouter aux couches de neige déjà accumulées au cours des semaines précédentes.

Sans avoir pu anticiper – chose rare, là encore – un tel événement météorologique, Montréal se retrouve paralysée. Pendant au moins deux jours et jusqu’à une semaine dans certains cas, les écoles, les magasins, les usines et les journaux doivent cesser leur activité. Une partie de la ville se retrouve dans l’obscurité après la chute de poteaux électriques et nombreux sont les Montréalais à être contraints de dormir sur leur lieu de travail.
A tout cela vient rapidement s’ajouter un bilan humain désolant : 17 morts. Beaucoup d’une crise cardiaque, en marchant ou, pour la plupart en tentant de déblayer la neige. Comme l’indique subtilement le journaliste de Radio Canada dans son reportage : «Le sport de la pelle peut être violent»

Laisser un commentaire