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14 février… 1945 – Dresde victime des bombardements alliés

La ville est restée le symbole de la violence des bombardements aériens survenus en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans la nuit du 13 au 14 février 1945 en effet, 7000 tonnes de bombes incendiaires sont lâchées sur Dresde par l’Angleterre…

Dresde après le bombardement, en 1945. ©Bundesarchiv, Bild 183-Z0309-310 / G. Beyer / CC-BY-SA 3.0. CC BY-SA 3.0 de

Depuis le début du conflit, l’Allemagne subit les attaques aériennes des Alliés sans discontinuer. Si au départ, Winston Churchill visait les sites stratégiques du pays, comme les zones industrielles, sa politique d’agression s’est vite étendue aux zones urbaines. Le premier ministre britannique espérait ainsi dresser la population allemande contre Hitler.
Au total, ce sont 1,35 million de tonnes de bombes que lâchent les Anglais sur l’Allemagne mais aussi sur les pays qu’elle occupe. La France en reçoit pour sa part 0,58 million.

La « Florence de l’Elbe » sous les bombes

Dresde, surnommée la « Florence de l’Elbe » par les richesses artistiques et architecturales qu’elle abrite, a jusque là été épargnée. Située à l’est de l’Allemagne, elle a même vu affluer quantité de réfugiés et compte ainsi début 1945 un million d’habitants, contre 600 000 à l’origine.
Mais dans la nuit du 13 au 14 février, et durant près de 15 heures, Dresde devient à son tour la cible du Bomber Command, de la Royal Air Force.
Au terme de ce déferlement de violence, près de la moitié de la ville est détruite.
Plus de la moitié des habitations et le quart des zones industrielles sont en cendres.
Environ 35 000 personnes meurent. 25 000 d’entre elles sont identifiées, les autres ont disparu en fumée sous une température de plus de 1000°C.

Les photos aériennes de la ville en ruine marqueront les esprits. Elles feront de Dresde l’incarnation du cauchemar vécu par les civils pendant la guerre. La ville figure toujours comme l’un des exemples les plus empruntés par les manuels scolaires pour décrire l’atrocité du conflit.