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2 février… 1625 – Fondation de la future ville de New York

Arrivés en mai 1624 à bord du Nieu Nederlandt, des familles hollandaises s’installent sur les bords du fleuve Hudson, à proximité de son embouchure. Sur l’île de Manhattan, le 2 février 1625, un fortin est baptisé « La Nouvelle Amsterdam » (Nieuw Amsterdam en hollandais). Il deviendra New York.

La Nouvelle-Amsterdam en 1664. ©Johannes Vingboons. Domaine public

Affrété par la Compagnie des Indes Occidentales, le Nieu Nederlandt transportait une trentaine de familles belges (territoire hollandais à l’époque) chargée d’établir une colonie.

En majorité des Wallons, les nouveaux arrivants comptaient aussi des Français et des Flamands. Après leur débarquement sur l’île aux Noix, certains se sont établis au sud de l’île de Manhattan tandis que d’autres ont poursuivi jusqu’à la rivière Delaware ou la rivière Fresche. Dix-huit familles sont restées à bord du Nieu Nederlandt, pour débarquer là où naîtra la future capitale de l’Etat de New York, Albany.

De Verrazano à Minuit, en passant par l’Hudson

En s’établissant sur l’île de Manhattan, les Hollandais succèdent ainsi à l’Italien Giovanni da Verrazano qui avait exploré l’endroit un siècle plus tôt pour le compte de François Ier. Ils suivent également les traces de Henry Hudson, un navigateur anglais. En 1609, ce dernier était venu sur les lieux, cherchant le mythique passage du Nord-Ouest. Il avait au passage revendiqué les terres pour le compte de la Hollande et donné son nom au fleuve qu’il avait remonté.

Quinze ans plus tard, ces colons s’installent donc. Ils construisent quelques maisons et un fortin à la pointe méridionale de l’île de Manhattan. L’ensemble de la colonie, soit la Nouvelle Amsterdam et ses environs, se fait connaître sous le nom de Nouvelle-Hollande ou Nova Belgica. Son gouverneur, Peter Minuit, s’empresse de légaliser l’occupation de l’île en offrant des perles de pacotille aux Indiens Algonquins des environs. Les Hollandais pensent ainsi s’approprier leur terre. Ils prennent aussi le nom qu’ils se donnent, Manhattes, pour baptiser l’île… Ces derniers entreront vite en conflit avec les colons, refusant de payer les impôts. A ces conflits s’ajouteront des épidémies de choléra…

La Nouvelle York

Alors qu’ils sont enfin et, croient-ils, durablement installés, les Hollandais voient arriver, en 1664, une nouvelle menace : les Anglais. Déterminés à prendre la place des premiers, ceux-ci bloquent l’entrée du port de la Nouvelle Amsterdam. Sans chercher à lutter outre mesure, le gouverneur hollandais, Peter Stuyvesant, cède la colonie au roi Charles II Stuart.

Le traité de Breda signé à Londres en 1667 confirme la cession de la Nouvelle Amsterdam à l’Angleterre et met fin à la guerre anglo-hollandaise.
La ville est alors rebaptisée « La Nouvelle York » (New York) en hommage au duc d’York et héritier du trône d’Angleterre, le futur Jacques II. Dès lors, elle ne va cesser de se développer.
Un siècle plus tard, à la veille de la guerre d’indépendance, en 1775, New York est déjà la principale ville d’Amérique du Nord avec ses 30 000 habitants. Elle en compte aujourd’hui 8,4 millions.