27 janvier… 1756 – Naissance de Wolfgang «Amadeus» Mozart

A huit heures du soir ce 27 janvier 1756, au numéro 9 de la Getreidegasse à Salzbourg où vit sa famille passionnée de musique, Johannes Chrysostomos Wolfgang Theophilus Mozart vient au monde… pour marquer l’histoire.

Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart, alors âgé de quatorze ans, à Verone en 1770. ©School of Verona, attributed to Giambettino Cignaroli (Salo, Verona 1706-1770) — https://www.barnebys.co.uk/blog/a-rare-portrait-of-mozart-at-auction archive. Domaine public

«Amadeus» Mozart

Sinon le plus connu, il est sans nul doute l’un des plus célèbres compositeurs de notre histoire.
Il y a 265 ans, naissait un génie, le dernier d’une fratrie de sept enfants.
Peu sont ceux qui ignorent l’histoire de Mozart, une vie courte mais intense que le réalisateur Milos Forman a largement contribué à faire connaître.
Dans son film Amadeus en 1984, le jeune compositeur emprunte les traits du talentueux comédien Tom Hulce. Si Forman exagère l’excentricité du personnage et construit sa trame autour de la légende de la rivalité entre Mozart et Salieri, le metteur en scène n’en relate pas moins un destin bien authentique : celui d’un homme immature et incompris, mort d’épuisement bien trop jeune et endetté.

Le nom «Amadeus» vient de Gottlieb, prénom allemand très vite attribué à Wolfgang par son père à la place de son autre prénom Theophilus. Gottlieb signifie, comme Amédée en français, «Aimé des Dieux».
Puis, lors d’un voyage en Italie en 1770, Mozart hérite de la traduction italienne de Gottlieb: Amadeo. Pour autant, jamais il n’utilisera la variante latine «Amadeus».

L’enfant prodige

Mozart laisse près de 625 compositions : symphonies, concertos, opéras, sonates, quatuors à cordes… La flûte enchantée, Don Giovanni, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte pour ne citer qu’elles, sans oublier La petite musique de nuit, figurent parmi les plus célèbres.
Glorifié après sa mort, en attestent ses oeuvres jusqu’à son Requiem – achevé par un disciple -, Mozart ne cesse de chercher la reconnaissance de son vivant. Celle de son père, très aimant mais terriblement exigeant, surtout.

Maître de chapelle du prince-archevêque de Salzbourg, Léopold décèle très tôt les extraordinaires dispositions de son fils pour la musique. Excellent pédagogue, il lui apprend donc le piano et le violon.
A 5 ans, Mozart joue devant l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, mère de la reine de France Marie-Antoinette. Il compose aussi sa première oeuvre, un menuet pour piano. Il se plaît à impressionner son public en jouant les yeux bandés.
De 7 à 12 ans, il se produit dans les cours européennes avec sa soeur Maria Anna, seule autre survivante de la fratrie et très douée au clavecin.

En survie

Mozart grandit, régi en tout par les excès. Dans le travail comme dans les plaisirs, dans la maladie comme les mondanités ou encore les dettes…
Son employeur, le nouveau prince-archevêque de Salzbourg le comte Colloredo, ne le considère pas, le traite de gueux et de crétin. Et Mozart ne reçoit pas un meilleur accueil à Paris, où il tente sa chance en 1778.
Il épouse Constance Weber, malgré la désapprobation de son père. A Vienne où le couple s’est installé, ils auront 6 enfants, dont 2 seulement survivront. Mozart vend ses oeuvres à des éditeurs de musique, donne des cours à des enfants de la noblesse et organise des concerts. Mais il dépense sans compter, beaucoup plus qu’il ne possède. Il ne tarde ainsi pas à plonger dans la pauvreté, en entraînant sa famille avec lui. S’il espérait devenir musicien de cour sous Joseph II qui admirait son travail, Mozart perd tout espoir avec Léopold II, indifférent à la musique.

Un génie dans la fosse

Alors qu’il compose un Requiem commandé par un certain comte Franz von Walsegg, Wolfgang Mozart meurt d’épuisement le 5 décembre 1791. Il a alors 35 ans. Son oeuvre sera achevée par son disciple, Franz Xaver Süssmayr, selon ses ultimes instructions.

Faute de quoi être enterré dignement, Mozart est inhumé dans la fosse commune du cimetière Saint-Marc, près de Vienne. Lorsqu’on voudra lui offrir une sépulture plus digne quelques années plus tard, personne ne retrouvera l’emplacement de la fosse…
Son oeuvre, en revanche, a bien été conservée. Et continue d’être glorifiée.