19 janvier… 1840 – Jules Dumont d’Urville découvre la Terre Adélie

Deux navires battant pavillon français touchent terre (glace, en réalité), le 19 janvier 1940. Ils répondent au commandement de Jules Dumont d’Urville, pour le compte du roi des Français, Louis-Philippe Ier.

Découverte de la terre Adélie par Dumont d’Urville. ©Durand-Brager. Domaine public

L’Astrolabe et la Zélée, deux corvettes parties à l’automne 1837 du port de Toulon, touchent les côtes de l’Antarctique. Sans imaginer qu’il s’agit d’un continent, le commandant Dumont d’Urville baptise la terre sur laquelle il accoste du nom de sa femme, Adélie.

La course vers les terres australes

L’explorateur a mené cette expédition sur ordre de Louis-Philippe Ier.
Devant la rapide avancée des Britanniques dans la quête des terres australes, le roi des Français souhaitait en effet que la France prenne part à la course, voire même la gagne. Après une longue et délicate percée au milieu des icebergs, Dumont d’Urville atteint une côte dominée par une montagne. L’homme est alors plus près du Pôle Sud qu’aucun autre avant lui.
De retour en France, le commandant Dumont d’Urville est fait contre-amiral. Mais peu de temps après son retour, le 8 mai 1842, il périt avec sa femme, son fils et une cinquantaine d’autres passagers, dans le premier accident de chemin de fer de son histoire, à Meudon, sur la ligne Paris-Versailles.

L’officier de marine n’a pas eu le temps de publier ses observations sur la Terre Adélie.
Néanmoins, il a marqué le domaine de l’exploration de son empreinte. La France lui doit en effet la Vénus de Milo, que Dumont d’Urville a rapportée de l’île du même nom en mer Egée, en 1819.
En 1826, après deux voyages scientifiques autour du monde, il a contribué à retrouver ce qui restait de l’expédition du La Pérouse, disparu en 1788 en Polynésie.
Egalement, le 12 janvier 1956, soit près d’un siècle après sa mort, son nom a été donné à la base scientifique française installée dans l’archipel de Pointe Géologie sur l’île des Pétrels.

L’Antarctique : trouvé, jamais conquis

En se rendant en Antarctique en 1840, Jules Dumont d’Urville a suivi les traces de ses homologues britanniques, James Cook et Williams Smith. Le premier, cherchant la Terra Australis Incognita, n’a fait que la longer sans la voir, en 1773; le deuxième a débarqué sur les îles Shetland du Sud, voisines de l’Antarctique, en 1819.

Aujourd’hui, l’Antarctique n’est conquis par personne. Comme le stipule le traité qui porte son nom, en vigueur depuis 1961, nul ne possède le continent. Sept pays en revendiquent une partie en revanche : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Chili, l’Argentine, le Royaume-Uni, la Norvège et… la France.

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