7 janvier… 1998 – «Titanic» de James Cameron, sort en France

S’il est un film qui cumule les superlatifs, c’est bien Titanic ! Il faut dire que le réalisateur James Cameron a frappé fort avec ce condensé d’effets spéciaux et ce flot d’émotions… sans mauvais jeu de mots.

Le projet d’un long-métrage relatant l’une des catastrophes maritimes les pires de l’histoire, hors temps de guerre, était particulièrement ambitieux. Pour le réalisateur James Cameron, adepte des films à grand spectacle, il était un défi de plus à relever. Celui-ci était néanmoins de taille! En témoigne le budget mobilisé: près de 280 millions de dollars!

Des chiffres titanesques

Sur cette somme colossale, 25 millions ont été consacrés à la seule maquette du paquebot de la Blue Star Line, 80 millions pour la campagne publicitaire, 30 millions pour les effets spéciaux…
Et la sortie du film apporte à son tour son lot de chiffres titanesques : Titanic bat des records d’entrées (20 millions rien qu’en France) et un total de 1,835 milliard de recettes, montant jamais atteint dans l’histoire du cinéma. Le film remporte également 11 oscars – autant que Ben-Hur (1959) – sur 14 nominations. Et que dire des millions de coeurs brisés à la fin du film…

Titanic : entre légende et histoire d’amour

Tout le génie de James Cameron est dans Titanic.
Le réalisateur de Terminator (1984), Aliens (1986), Abyss (1989) ou encore du futur Avatar (2009), entremêle savamment deux valeurs sûres : la légende historique et l’histoire d’amour.

D’un côté en effet, il y a ce mythe du Titanic, le plus grand paquebot jamais construit alors et réputé insubmersible, qui ne termina jamais son voyage inaugural.
Parti le 10 avril 1912 de Southampton en Angleterre, direction New York aux Etats-Unis, le navire heurta un iceberg au soir du 14 avril. Sur les quelque 2200 passagers à son bord, près de 700 seulement survécurent. A l’horreur s’ajouta le mystère: l’épave, qui s’était enfoncée à 3843 mètres de profondeur, resta introuvable pendant 73 ans.

D’un autre côté, il y a l’histoire de Jack Dawson et Rose Dewitt Bukater. Lui est un artiste pauvre, elle une bourgeoise fortunée. Un monde les sépare et pourtant… Leur amour fait battre le coeur des spectateurs, au rythme de My heart will go on de Céline Dion. C’est sur ces deux héros, campés par Leonardo DiCaprio et Kate Winslet – révélée par Titanic – que repose la dimension humaine du film et suscite l’émotion voulue par James Cameron.

La réalité au coeur de la fiction

Et puis enfin, il y a, à mi-chemin entre la réalité et la fiction, ces personnages secondaires charismatiques ayant réellement existé, comme le commandant du Titanic, Edward John Smith; le concepteur du paquebot, Thomas Andrews; le milliardaire J. J. Astor, mort dans le naufrage; Benjamin Guggenheim, décédé lui aussi la nuit du 15 avril 1912; Molly Brown qui, elle, a survécu.
Il y a également le scénario du naufrage lui-même, respectueux des faits tels qu’ils se sont tragiquement déroulés, de l’impact avec l’iceberg à la rupture de la coque, mais aussi de l’aspect intérieur du paquebot aux images impressionnantes de l’épave…

Le plus gros succès de l’histoire… jusqu’en 2009

A la fin du tournage, James Cameron avait de quoi projeter 12 jours non-stop de pellicule!
In fine, le film dure quand même plus de 3 heures, sans aucun temps mort.
Ressorti en 3D le 4 avril 2012 pour le centenaire du naufrage, Titanic s’inscrit jusqu’en 2009 comme le plus gros succès cinématographique de l’histoire. Il est alors battu par… Avatar, du même James Cameron. Le réalisateur pulvérise alors son propre record de recettes en atteignant les 2, 7 milliards de dollars!

A noter enfin qu’une réplique fidèle du Titanic, voulue par le milliardaire australien passionné de marine Clive Palmer, devrait prendre la mer en 2022… Affaire à suivre donc, avec Titanic II !