13 décembre… 1920 – Création de la société Haribo

«Haribo c’est beau la vie, pour les grands et les petits!» Cette ritournelle est sans doute l’une des plus connues en France. Et fonctionne toujours aussi bien alors que la marque allemande fête ce 13 décembre, ses 100 ans d’existence !

A gauche : Logo Haribo
A droite : Assortiment de bonbons Haribo. ©Isabelle Thiers — Travail personnel. CC BY-SA 3.0

1920, à Bonn. Depuis son retour de la guerre en 1918, Hans Riegel, 27 ans, enchaîne les petits boulots. Engagé pendant cinq ans, avant le conflit, dans une petite entreprise de confiserie, il choisit spontanément ce domaine pour se mettre à son compte.
Le 13 décembre donc, il fait inscrire sa propre entreprise au registre de commerce : HARIBO. Le mot est une association des deux premières lettres de son prénom, de son nom et de sa ville: HAns RIegel à BOnn. Dans une Allemagne ruinée par la Première Guerre mondiale et en proie à l’hyperinflation, Riegel n’est pas mieux loti que quiconque. Son capital de départ n’est rien d’autre qu’un sac de sucre, un chaudron et un rouleau à pâtisserie…

L’ourson, une idée en or

En 1922, avec sa première employée, comme livreuse, devenue son épouse, Gertrud Vianden, Hans Riegel a l’idée d’une confiserie à l’allure différente des autres. A l’époque en effet, les bonbons n’ont aucune forme particulière. Il a alors en tête quelque chose qui plairait aux enfants : une confiserie gélifiée en forme d’ours, symbole de la ville de Bonn. 100 ans après, le Goldbär (Ours d’or, en France) est toujours le bonbon le plus vendu en Allemagne.
La création de Riegel est un succès et le pousse dans cette dynamique.
Ainsi, en 1925, il se lance dans la production de réglisse.
Désormais assez réputée et rentable, la marque Haribo s’offre un slogan qui fera date : en 1930, Riegel opte pour «Haribo macht Kinder froh» (Haribo fait la joie des enfants). Il y ajoutera un peu plus tard «und Erwachsene ebenso» (et aussi celle des adultes). La petite musique sera ajoutée en 1950 par Hans Riegel junior.

Quand succès rime avec tragédie

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Haribo est une entreprise florissante qui emploie près de 400 personnes.
Cependant, l’incursion des autorités nazies dans ses affaires et des difficultés financières vont avoir raison de la santé d’Hans Riegel. Epuisé par le travail, il meurt d’une crise cardiaque le 31 mars 1945. Cette tragédie ne décourage néanmoins pas sa femme et ses deux fils qui reprennent le flambeau. Très vite, l’entreprise redémarre.
En 1969, le destin d’Haribo prend un nouveau tournant avec une idée de génie : un nouveau bonbon en guimauve, recouvert de sucre coloré en rose. Après une soirée dans un cabaret où des danseuses s’égosillaient à coups de «Tagada tsoin-tsoin», le nom de cette nouvelle confiserie est trouvé. La fraise « Tagada » est née !

L’empire Haribo

Le succès d’Haribo ne fléchira plus désormais. En Allemagne, mais aussi en France où l’entreprise s’implante en 1967. Elle rachète alors une petite confiserie à vendre, « La Réglisserie de Lorette », à Marseille et y installe son siège français. Aujourd’hui implanté dans le secteur industriel des Arnavaux, Haribo France y produit l’essentiel de ses bonbons.
En 1996, à Uzès, la marque ouvre un musée du bonbon.

Evidemment, l’entreprise ne s’arrête pas à l’Hexagone. Son développement est international et ses créations, sans limites. Les variétés de confiseries se comptent aujourd’hui par dizaines : Dragibus, Floppys, Ours d’or, Car en sac, oeufs au plat, Banan’s, Hari Croco, Happy Cola, rouleaux de réglisse, Chamallows, etc.
En tout, ce sont 52000 tonnes de bonbons Haribo qui se vendent chaque année.
Concernant la seule fraise Tagada, 3000 sont consommées chaque minute en France.
Avec ses 250 millions de chiffre d’affaires, Haribo est devenu un véritable empire mais reste avant tout une histoire de famille.

Joyeux anniversaire petit centenaire !

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