26 octobre… 1983 – «Papy fait de la résistance» dans les salles de cinéma !

Papy fait de la résistance, «le film qui a coûté plus cher que le débarquement» (voir la bande-annonce), réunit dès sa sortie en salles et pendant plusieurs semaines, des millions de spectateurs. Un succès qui s’explique par l’angle original du sujet et sa galerie de personnages inoubliables.

1943, dans une France occupée par les nazis…
A Paris, la famille Bourdelle est elle aussi envahie. Sa demeure est en effet réquisitionnée par les Allemands, tandis qu’ils sont relégués à la cave.
Derrière les traits du coiffeur homosexuel, le fils Guy-Hubert, est en fait Super-Résistant, l’ennemi juré du régime nazi…

Le retour du Splendid

Papy fait de la résistance sort en salles le 26 octobre 1983.
La troupe du Splendid et Jean-Marie Poiré se remettent à peine du succès du Père Noël est une ordure, sorti un an avant.

Là encore, le film est inspiré d’une pièce de théâtre écrite en 1981 par Christian Clavier et Thierry Lhermitte. Dans le film, elle se résume à la scène de la cave.
Au scénario du long-métrage : Clavier là aussi, ainsi que Martin Lamotte et Jean-Marie Poiré. Tous trois présentent Papy fait de la résistance comme un «film d’aventures réaliste et comique».

Une équipe 5 étoiles

Clavier et les autres veulent taper à nouveau fort !
Ils sont pour cela entourés de super pros : Robert Alazraki (Le Père Noël est une ordure, La Gloire de mon père) à la photo, et Willy Holt (Paris brûle-t-il ?, Au revoir les enfants) aux décors, par exemple…
Ajoutez à cela, un casting cinq étoiles où chaque rôle, petit ou grand, est campé par un acteur célèbre:
Du côté des gentils, Christian Clavier, Dominique Lavanant, Martin Lamotte, Jacqueline Maillan, Bernard Giraudeau… Et Papy est superbement interprété par Michel Galabru. Le rôle était au départ réservé à Louis de Funès, décédé le 27 janvier 1983.
Du côté des méchants, Roland Giraud, Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Josiane Balasko ou encore Gérard Jugnot
Pas un personnage, aussi secondaire soit-il, n’échappe à l’attention du spectateur !

Un succès prévisible

Bien sûr, Poiré et le Splendid espèrent le succès avant sa sortie.
Il faut dire que sur la forme, ils ont mis le paquet.
Sur le fond aussi, comme l’indique le réalisateur à la presse à l’époque :

«Papy… est beaucoup plus un film sur la vision de la résistance qu’on a aujourd’hui qu’un film sur la résistance. Nous sommes d’une génération qui ne connaît la guerre de 40 qu’à travers une flopée de mauvais films qui, tous, n’étaient que des imitations de deux ou trois chefs-d’œuvre du genre. Nous, on a préféré faire un chef-d’œuvre en imitant ces mauvais films !»

Et Lamotte et Clavier d’ajouter sur les personnages :

«Les Bourdelle sont des résistants. Simplement, parce que nous sommes dans un film comique, ce sont des résistants maladroits. Ce qui les rend finalement peut-être plus humains, et plus vrais, que dans un certain nombre d’autres films sur la résistance !»

Finalement, ce sont plus de 4 millions de spectateurs qui viennent au rendez-vous fixé avec la famille Bourdelle. Une réussite sans surprise, que l’équipe du film doit à son talent d’écriture, à la justesse de son interprétation et à l’originalité du traitement de l’histoire…
Pour Poiré et Clavier, cette deuxième collaboration en préfigure bien d’autres…

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