17 octobre… (intemporel) – Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Aussi appelée Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre est depuis 1987 une journée dédiée aux victimes de l’extrême pauvreté, de la violence et de la faim. Soit 780 millions d’êtres humains dans le monde.

Femme mendiant dans la rue
Image par Aamir Mohd Khan de Pixabay

La pauvreté, «un autre virus en France»

Tandis que l’épidémie de Covid-19 concentre toutes les attentions, la Break Poverty Foundation sensibilise à un autre fléau dans l’Hexagone, par un slogan percutant :

Un autre virus se transmet en France : la pauvreté

En effet, celui-ci poursuit sa progression à une vitesse alarmante. Et justement, le coronavirus est en grande partie responsable de cette évolution. Les pertes d’emplois pour certains, les baisses de revenus pour d’autres, et cela quand il ne s’agit pas de pertes humaines, ont creusé un peu plus les inégalités sociales.

Aujourd’hui, on estime à 9,3 millions le nombre de personnes pauvres en France, soit vivant avec moins de 1063€/mois. 5,3 millions vivent avec moins de 885€/mois. Ces chiffres, déjà alarmants, ne sont pas ceux de 2020, mais de 2018. Ceux de cette année seront connus en 2022. Nul doute qu’ils seront autrement plus effrayants.

La pauvreté, un fléau mondial

En France mais aussi dans certaines parties du monde, la pauvreté continue d’augmenter, en Afrique notamment.
Sur les 7,7 milliards d’êtres humains que la Terre abrite, 1,9 milliards d’entre eux vivent avec moins de 3,20$ par jour. A l’opposé, les 2153 milliardaires de la planète se partagent plus de richesses que 4,6 milliards de personnes (60% de la population mondiale).
780 millions de personnes sont en situation d’extrême pauvreté, en vivant avec moins d’1,90$ par jour. L’Inde compte à elle seule le quart d’entre elles.
L’Afrique subsaharienne compte, elle, la moitié des humains les plus démunis…

D’ici 2030, plus de 160 millions d’enfants risquent de ne pas sortir de l’extrême pauvreté. Et à la pauvreté s’associe souvent la faim et la violence.

La pauvreté, «une violation des Droits de l’Homme»

En 1987, ce même 17 octobre, une centaine de milliers de personnes se rassemblait sur le Parvis des Droits de l’Homme, place du Trocadéro à Paris. Parmi eux, le père Joseph Wresinski, lui-même né dans une grande pauvreté et fondateur du Mouvement International ATD Quart Monde.

Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. – Père Joseph Wresinski.

Ce jour-là, en présence de Simone Veil, il scellait la Dalle à l’Honneur des Victimes de la Misère.

A travers cette Dalle, l’humanité doit pouvoir se rappeler les grands témoins de l’histoire : les humbles, les petits, les riens du tout qui, au jour le jour, essayent de vivre des valeurs qu’on ne leur a peut-être pas apprises, mais que leur vie, leur coeur et leur intelligence leur ont fait découvrir.

Le 22 décembre 1992, les Nations Unies reconnaissent officiellement le 17 octobre comme la Journée mondiale du refus de la misère.
Le 17 octobre 1996, une réplique de la dalle du Trocadéro est inaugurée au siège de l’ONU à New York.

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