13 septembre… 490 av. J.-C. – Victoire d’Athènes à Marathon

À environ 40 km au nord-est d’Athènes, dans la plaine de Marathon, les Grecs remportent la victoire sur les troupes perses du roi Darius Ier, dit «le Grand». Cette bataille met un terme à la première des deux guerres médiques qui opposent la Grèce et l’Empire Perse entre 490 et 479 av. J.-C.

Le trophée de la bataille de Marathon. ©karta24 — Travail personnel. CC BY 2.5

La contestation réprimée

Depuis son accession au pouvoir en -522 (ou -521), Darius Ier fait face aux révoltes de plusieurs cités grecques d’Asie Mineure (en Ionie, sur la côte ouest de l’actuelle Turquie).
Arrivé à la tête de l’Empire Perse après avoir renversé le roi Bardiya, et bien qu’appartenant lui aussi à la dynastie des Achéménides, Darius subit une large vague contestataire. Les cités grecques assujetties à l’Empire profitent alors de cette crise de succession pour se soulever, soutenues militairement par deux villes grecques, Erétrie et Athènes.

Déterminé à punir ces dernières pour avoir encouragé la rébellion des cités, Darius le Grand se lance dans la première des deux guerres médiques, qui opposent la Perse à la Grèce.
Il prend Naxos et Erétrie. Pour affronter Athènes ensuite, et sur les conseils du tyran Hippias qui espère reprendre le contrôle sur la ville, Darius donne l’ordre à son expédition de débarquer à Marathon, une plaine côtière située au nord de la ville.

Les forces en présence varient selon les historiens :
Quand Plutarque estime les forces perses à 300 000 hommes, Platon et Lysias parlent de 500 000, tandis que Justin monte à 600 000 soldats. Hérodote lui, se contente de parler d’une infanterie nombreuse. Les historiens modernes quant à eux, penchent davantage pour seulement 25 000 fantassins et 1000 cavaliers environ.
Côté grec, tous s’accordent à parler de 9 000 à 10 000 Athéniens, ainsi que 1000 Platéens venus renforcer les effectifs.

Arrivés par la mer, les Perses tentent d’avancer dans les terres mais sont rapidement stoppés dans leur élan. Tandis qu’ils foncent sur les Grecs par le centre, ils se retrouvent encerclés par ces derniers à gauche, et par les Platéens à droite, n’ayant plus d’autre choix que de battre en retraite et de tenter de regagner leurs navires. Cette stratégie d’attaque des Grecs, inédite, constitue la première bataille rangée de l’histoire. Elle leur a ainsi permis de compenser leur manque d’effectifs face à l’envahisseur.

6400 Perses sont tués contre 192 Grecs et 11 Platéens, selon Hérodote.
La victoire athénienne est écrasante et marque la fin de la première guerre médique.

Marathon, la reconversion

La légende raconte qu’un messager grec du nom de Phidippidès (ou Philippidès), missionné par le stratège Miltiade aussitôt la victoire assurée, aurait couru en direction d’Athènes pour en avertir ses habitants.
Il aurait ainsi parcouru près de 40 kilomètres entre Marathon et la ville, avant de mourir d’épuisement…

Lors des premiers Jeux Olympiques modernes, organisés par le baron Pierre de Coubertin à Athènes en 1896, les athlètes qualifiés ont couru un « marathon » en hommage à Phidippidès, sur 40 km, distance estimée entre la ville de Marathon et d’Athènes.

En 1908, lors des Jeux Olympiques à Londres, la distance est modifiée. La famille royale britannique souhaite en effet que la course aille du château royal de Windsor jusqu’au stade de White City. Plus précisément jusqu’à la loge royale, soit une distance de 42,195 km au total.
Après moult débats les années qui suivent, cette distance est officialisée par l’Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme, en 1921.