26 août… 1768 – James Cook à la découverte de la « Terra Australis Incognita »

Figure de l’exploration par excellence, James Cook, navigateur et cartographe britannique, a laissé à la postérité d’importantes découvertes et précisions sur les régions australes et les îles du Pacifique. Autant de lieux parcourus au cours de trois expéditions, effectuées entre le 26 août 1768 et le 14 février 1779.

Capitaine James Cook (1728-1779). ©Nathaniel Dance-Holland/National Maritime Museum, Royaume-Uni. Domaine public.

D’une île à l’autre

Grand humaniste, cultivé, courageux, respectueux de ses équipages et des indigènes qu’il rencontrait, James Cook a marqué l’histoire de l’Angleterre et du monde par ses explorations.
Elles se résument en 3 expéditions successives, menées entre 1768 et 1779.

  • Cap sur Tahiti et la mythique «Terra Australis Incognita», entre 1768 et 1771.
    Commandité par la Royal Society de Londres, ce premier voyage s’effectue à bord de l’Endeavour, dont James Cook prend le commandement. Il quitte le port de Plymouth le 26 août 1768.
    Sa mission : observer Vénus passant devant le disque du Soleil, depuis Tahiti, le 3 juin 1769. Cook profite de ce phénomène rare pour recueillir des informations très précises sur la planète.
    Plus officieusement, Cook est chargé dans le même temps de vérifier l’existence de la mythique «Terra Australis Incognita» (l’Antarctique). Il arrive en Nouvelle-Zélande en septembre 1769. Cook cartographie l’île découverte par Abel Tasman en 1642.
    Il rentre ensuite en longeant la côte est australienne où, avec son équipe de scientifiques, il recense quantité d’espèces végétales et animales inconnues, dont les kangourous. Il surnomme la baie dans laquelle il a accosté, « Botany bay ».
  • Cap de nouveau sur le sud du globe, entre 1772 et 1775.
    Deux navires sont mobilisés pour l’expédition, le Resolution et l’Adventure.
    Alors qu’ils franchissent tous deux le cercle polaire antarctique le 17 janvier 1773, les deux bateaux se perdent de vue. L’Adventure prend le chemin du retour tandis que le Resolution, commandé par Cook, poursuit sa route plus avant. Il frôle le continent sans le voir et en conclut que la Terra Australis n’est bien qu’un mythe.
    Sur le retour, il s’arrête sur l’île de Pâques, surnommée ainsi par celui qui l’a découverte le dimanche de Pâques en 1722, Jakob Roggeveen. Là, Cook tente de percer l’énigme des statues gigantesques, il étudie aussi le lieu, la population, la faune, la flore et rapporte quantité d’informations.
  • Cap sur le passage du Nord-Ouest, entre 1776 et 1779.
    C’est la 3ème et dernière expédition de James Cook. Au cours de celle-ci, avec le Resolution et un autre navire, le Discovery, James Cook parvient aux îles Kerguelen fin 1776, puis découvre l’île Christmas à Noël 1777. Il remonte ensuite vers le Nord et arrive aux îles Hawaï, qu’il surnomme îles Sandwich. Il est le premier européen à y accoster. Après avoir tenté de franchir le détroit de Bering, sans y parvenir, il redescend y passer l’hiver, en 1779.
    Là, James Cook trouve la mort lors d’un accrochage avec les indigènes : il est capturé et peut-être même un peu « consommé »… Ses restes sont récupérés par son équipage, qui l’inhumera en mer avec les honneurs militaires. L’annonce de sa mort choque le monde.

L’héritage de Cook

Outre les nombreuses découvertes et précisions scientifiques apportées au monde par James Cook, le navigateur a grandement contribué à améliorer les conditions de navigation en étudiant les origines possibles du scorbut dont les marins étaient sans cesse atteints.
Par un ravitaillement régulier de denrées fraîches, et par des mesures d’hygiène inédites et strictes, il a tenu la maladie à distance de ses navires. Cet exploit lui a valu la médaille scientifique Copley de la Royal Society de Londres.

Ses cartographies uniques des lieux qu’il a visités ont également grandement amélioré les connaissances humaines en matière de géographie et de géologie. Elles restent une référence et ont valu à James Cook le surnom de « spécialiste du Pacifique ».
Son passage par l’Australie n’est pas non plus resté sans conséquences puisqu’il a encouragé la couronne britannique à coloniser le territoire, son tout premier, en 1788, en y envoyant des prisonniers et leurs familles…