25 août… 1982 – Sur grand écran, «Le père Noël est une ordure»

Après le succès des Bronzés (1978) et avant celui des Bronzés font du ski (1979), la troupe du Splendid se lance dans l’écriture et la réalisation d’une pièce de théâtre, Le Père Noël est une ordure. L’engouement du public est tel qu’elle est adaptée au cinéma et sort en salles le 25 août 1982.

Culte au fil des ans

Timide à sa sortie, Le Père Noël est une ordure réalisé par Jean-Marie Poiré atteint péniblement les 1,6 million de spectateurs. Il va connaître une véritable célébrité en passant et re-passant à la télévision, au moment des fêtes de Noël.
A l’instar des deux Bronzés, Le Père Noël… offre son lot de répliques cultes, reprises par deux générations: «C’est c’laaa, oui», «Ca dépend, ça dépasse», «Thérèse n’est pas moche, elle n’a pas un physique facile…», ou encore «C’est roulé à la main sous les aisselles» et «Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j’étais à deux doigts de m’agacer» parlent à tous.

L’histoire ?
Le soir de Noël, à la permanence téléphonique de l’association SOS Amitié, les deux bénévoles voient leur soirée perturbée par les allées et venues de personnages totalement déjantés, qui provoquent des catastrophes en chaîne.

Il y a Thérèse et Pierre Mortez tout d’abord, les deux bénévoles, relativement normaux.
Il a Monsieur Preskovic, leur voisin bulgare, en visite pour leur offrir des pâtisseries de son pays.
Il y a aussi Jean-Jacques, l’ex-mari de Thérèse, travesti surnommé Katia.
Et il y a Félix, déguisé en Père Noël, mythomane et violent, ainsi que Josette, cousine de Thérèse et compagne de Félix, enceinte jusqu’au cou et simple d’esprit.

Tous ces personnages proviennent directement de l’imaginaire farfelu de la troupe du Splendid

Thierry, Christian, Josiane et les autres

Voulant surfer sur le succès des Bronzés, Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel et Bruno Moynot se lancent dans l’écriture d’une pièce de théâtre, Le Père Noël est une ordure. Elle aurait du s’appeler Le Père Noël s’est tiré une balle dans le cul
Au départ, le personnage de Thérèse est écrit pour Josiane Balasko. Il sera finalement incarné par Anémone. De même, le travesti Katia devait être joué par Gérard Jugnot. Roland Giraud interprète le premier le rôle sur les planches, avant d’être immortalisé par Christian Clavier.
Le père Noël, joué par Jugnot, est interprété sur scène 15 jours durant par Michel Blanc qui a quitté la troupe du Splendid peu de temps auparavant. Il regrettera cette prestation: «Quand il entrait sur scène avec son revolver à la main, Gérard faisait pleurer de rire. Moi, je glaçais la salle…»

Présentée un mois avant la sortie en salles fin novembre 1979 des Bronzés font du ski, la pièce rencontre un tel succès que la troupe doit s’exiler au théâtre de la Gaîté-Montparnasse, plus grand que celui du Splendid, dès janvier 1980.

Si l’adaptation cinématographique connaît un succès plus mitigé que la pièce à sa sortie en août 1982, c’est en partie à cause d’un manque de publicité que la RATP et la Mairie de Paris refusent de lui faire.
Du titre, jugé politiquement incorrect, au scénario caustique, en passant par l’affiche, signée Reiser, rien ne mérite un emplacement publicitaire à leurs yeux…

La suite, on la connaît : devenu culte sur la durée, le film figure aujourd’hui comme une véritable référence en matière de comédie !

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