13 août… 1899 – Naissance du maître du suspense, Alfred Hitchcock

Le « maître du suspense » naît à Londres le 13 août 1899. Réalisateur de plus de 50 films, Alfred Hitchcock marque le cinéma de son empreinte en innovant dans le domaine du thriller. De deux de ses films les plus célèbres vont émerger deux nouveaux genres : le slasher et le film catastrophe

Alfred Hitchcock (1899 – 1980) – Par Studio Publicity still. Dr. Macro, Domaine public

L’oeuvre d’une vie

En soixante ans de carrière, Alfred Hitchcock a réalisé une cinquantaine de films, dont les deux tiers au moins sont devenus des références en matière de thriller.
Qu’il s’agisse de ses techniques de réalisation ou de la subtilité de la narration, du choix de ses acteurs ou de ses caméos, Hitchcock a cultivé un savoir-faire unique en son genre.

Après des études d’ingénieur et un passage à la compagnie des télégraphes Hanley, c’est à la Famous Players Lasky (filiale de la Paramount à Londres) qu’il se familiarise à tous les métiers du cinéma dès 1920. Il s’occupe des sous-titres des films muets puis s’essaye à la réalisation avec Number thirteen en 1922.
Son véritable premier film, Le Jardin du plaisir (1925) va être très vite suivi d’autres, pour certains passés à la postérité: The Lodger (1926), Chantage (1929), L’homme qui en savait trop (1934), Les 39 marches (1935), Agent secret – Quatre de l’espionnage (1936) et Une femme disparaît (1938).

Il part ensuite à la conquête d’Hollywood. En 1940, il y réalise Rebecca.
Hitchcock gagne vite la réputation d’un cinéaste « manipulateur », qui aime jouer avec les émotions du public, le tenir en haleine et le surprendre.
Il devient un maître en matière de thriller et chaque film qu’il réalise est salué par la critique : La Corde (1948), L’inconnu du Nord-Express (1951), Le crime était presque parfait (1954), Fenêtre sur cour (1954)…
Ces deux derniers films amorcent une période où s’enchaînent les succès pour Hitchcock : Vertigo (Sueurs froides – 1958), La mort aux trousses (1959), Psychose (1960), Les oiseaux (1963) puis Pas de printemps pour Marnie (1964), Le rideau déchiré (1966) et Frenzy, son premier thriller britannique après 30 ans aux Etats-Unis, en 1972…

Hitchcock l’influenceur

Revendiqués ou non, nombreux sont les cinéastes à avoir suivi l’exemple ou du moins à s’en être inspirés.
Spécialiste du caméo (apparition fugace du réalisateur dans ses propres films), Hitchcock a son lot de disciples : Jean-Luc Godard, Woody Allen, Quentin Tarantino, Cédric Klapisch ou encore François Truffaut pour ne citer qu’eux.
En fan absolu du maître, ce dernier s’est d’ailleurs largement inspiré de lui dans sa filmographie.

Hitchcock a aussi brillé par sa fidélité, très inspirante, à l’égard de ses équipes.
Avec Bernard Herrmann d’une part, qui a composé toutes les musiques de ses films à partir de 1957.
Avec ses actrices et acteurs d’autre part, des collaborateurs récurrents pour beaucoup comme James Stewart, Cary Grant, Grace Kelly, Tippi Hedren, Joan Fontaine, etc.
Les mêmes Tarantino avec Samuel L. Jackson ou Uma Thurman, Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio ou encore Klapisch avec Romain Duris, aimeront entretenir à leur tour cette fidélité.

A noter également, qu’en digne maître du suspense, Alfred Hitchcock a initié deux sous-genres du thriller avec deux de ses films :
– avec Psychose, il crée le slasher. Dans ce genre cinématographique, un tueur en série sème l’effroi et tue ses victimes une à une après qu’elles ont désespéremment tenté de lui échapper. L’un des exemples les plus connus n’est autre que Scream
– avec Les Oiseaux, le film catastrophe. Très apprécié, ce genre offre quantité d’exemples récents, souvent américains tels que Le Jour d’après, San Andreas ou côté norvégien par exemple, The wave