12 juillet… 100 av. J.-C. – Le grand Jules César vient au monde

Difficile d’imaginer César sans ses cheveux blancs et sa couronne de lauriers, tel qu’Albert Uderzo a contribué à le populariser! Alors bébé…
Le futur Imperator vient au monde à Rome un 12 juillet (ou 13…) en 100 avant J.-C., sous le nom de Caius Julius Caesar IV. 2120 ans plus tard, Jules est toujours le personnage le plus célèbre de l’histoire antique romaine.

Buste en marbre dit «de Jules César», découvert en 2007 dans le Rhône à Arles. Seul portrait, avec celui du musée de Turin, considéré comme réalisé de son vivant. ©Mcleclat/IRPA. Musée Arles Antique (CC BY-SA 3.0)

César naît dans une famille patricienne (classe supérieure des citoyens romains) de Rome. Il est le fils de Caius Julius Caesar III et Aurelia Cotta.
Le surnom de sa famille, « Caesar », signifie « celui qui taille ». Il indique que l’un de ses ancêtres s’est distingué à la guerre par l’épée.
Son père meurt subitement un matin de 85 avant J.-C., en mettant ses chaussures. Julius a 15 ans.
Aurelia, une femme exemplaire et une mère dévouée selon l’historien Tacite, se charge de l’éducation de son fils et de ses deux filles, toutes deux prénommées Julia.
De ses études assidues et d’une discipline stricte, César conservera une certaine élégance du latin et une belle éloquence. Il maîtrise l’art de se tenir en société à la perfection : amabilité, prodigalité, conversation sont des atouts reconnus par son entourage, de même que son talent de séducteur, mis en pratique dès l’âge de 16 ans lorsqu’il entame une vie publique.
Le jeune homme aime les fêtes, la poésie et le faste. Il épouse Cornelia Cinna en 84, avec laquelle il aura une fille… Julia!

Après 5 ans passés dans l’armée, en Asie, il se lance dans le parcours politique classique, le cursus honorum, une suite de magistratures qu’un citoyen engagé se doit d’accomplir avant d’accéder à la plus haute d’entre elles, le consulat.
Questeur en 68, édile en 65, prêteur en 62, puis proprêteur en 61 avant J.-C., César vise toujours plus haut. Avec Pompée, l’homme politique le plus en vue à l’époque, et Crassus, ils forment à eux 3 le premier triumvirat, alliance politique que César renforce en mariant sa fille Julia au premier.

Un pouvoir sans partage

La postérité a davantage retenu la suite.
César a besoin de se distinguer de ses deux alliés et de gagner en prestige. De 58 à 51 avant J.-C., il mène ainsi la « Guerre des Gaules », qu’il relate dans un ouvrage (devenu chef d’oeuvre) du même nom. Il y soumet le chef Vercingétorix, à Alésia.
Mais le Sénat déclare sa guerre illégale et César est proclamé hors la loi. Crassus ayant été tué lors d’une de ses propres conquêtes, César est déterminé à ne pas laisser seul Pompée au pouvoir et à marcher sur Rome. Il va franchir le Rubicon, littéralement…

Le fleuve Rubicon fait office de frontière entre le territoire italien et la Gaule cisalpine. Selon le droit romain, aucun général ne peut le franchir avec son armée, sauf sur autorisation du Sénat. Ainsi, Rome se protège de toute menace interne.
L’expression « franchir le Rubicon » qui signifie « dépasser les limites », « atteindre le point de non-retour », provient de cette symbolique.
En le franchissant de sa propre initiative, César brave la loi romaine. Il prononce alors le fameux «Alea jacta est» («Le sort en est jeté») qui n’a pour d’autre effet que d’encourager ses soldats, se croyant soutenu par les dieux.

Plus populaire que jamais, César parviendra à écraser Pompée à Pharsale, en Grèce, en 48. Réfugié en Egypte, ce dernier est tué sur ordre du jeune pharaon Ptolémée XIII qui souhaite impressionner César.
En retour, ce dernier écarte le pharaon et offre le trône d’Egypte à la soeur et épouse de ce dernier, Cléopâtre VII, dont il est tombé sous le charme. Elle donnera un fils à César, Césarion.

Gloire et postérité

Revenu en triomphe à Rome, César est au sommet de sa gloire et devient un véritable objet de culte.
Il devient grand pontife, consul annuel, Imperator et « dictateur perpétuel » en 44 avant J.-C.
Les Républicains s’agitent et un complot d’assassinat se prépare…
Le fils de la maîtresse et favori de César (et non son fils adoptif), Marcus Junius Brutus, en est l’un des principaux instigateurs.
Le jour des Ides de Mars, au Sénat, lui et d’autres conjurés poignardent mortellement César.

«La mort de César» par Vincenzo Camuccini – ©Domaine public/Wikimedia Commons

Les conjurés, qui voulaient la paix et la République, gagnent suite à cela 15 ans de guerre civile…
La mémoire du dictateur sera quant à elle perpétuée par l’attribution du nom de « César » comme titre à tous les empereurs et princes romains qui suivront.
De même, le nom « César » a donné les mots « Kaiser » en allemand et « Tsar » en russe et en bulgare…

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