3 juillet… 1985 – Quand « Doc » et Marty McFly débarquent…

Le 3 juillet 1985 aux Etats-Unis, sort sur grand écran Retour vers le futur. Le succès est immédiat et se poursuivra à l’international dès sa présentation en salles le 30 octobre. 13 fois nommé et récompensé par un Oscar l’année suivante, le film signe le début des aventures en trois volets d’Emmett « Doc » Brown et du jeune Marty McFly, mais signe aussi celle de la notoriété mondiale pour son interprète principal Michael J. Fox.

Souvenez-vous…

Nous sommes en 1985. Marty McFly mène une existence de lycéen tout à fait banale… Un soir, son ami le professeur Emmett Brown, « Doc« , lui expose sa nouvelle expérience, le voyage dans le temps avec une voiture, une DeLorean qu’il a trafiquée.
Marty, à l’essai, est aussitôt transporté en 1955 lorsque ses parents sont sur le point de se rencontrer. Mais sa présence va troubler le bon déroulement des choses et menacer du même coup sa future existence…

L’histoire doit son originalité au réalisateur Robert Zemeckis et au scénariste Bob Gale qui, en se demandant comment se dérouleraient leurs rencontres avec leurs propres parents, ont imaginé un récit dans ce sens.
A noter qu’en travaillant sur le film, ils ont un temps imaginé un réfrigérateur comme machine à voyager dans le temps. Mais craignant que les enfants ne s’enferment ensuite dans leurs frigos, ils ont abandonné l’idée et préféré une voiture… Une DeLorean, du nom de son créateur John Zachary DeLorean, et dont seulement 9000 exemplaires environ ont été vendus…

Le triomphe

Drôle et techniquement bluffant, le film fait aussitôt un tabac !
Il est, de plus, truffé de références et d’hommages :
– dès le générique, qui fait référence à La Machine à explorer le temps (1960) de George Pal ;
– dans le générique et dans la scène montrant « Doc » suspendu à l’aiguille d’une horloge, le réalisateur rappelle le film muet Monte là-dessus de 1923, qui mettait en scène un autre Lloyd, Harold, de la même façon ;
– producteur du film, Steven Spielberg y a même droit, dans une scène en 1955 qui montre E.T. l’extraterrestre et Rencontres du 3ème type à l’affiche d’un cinéma ;
– à Chuck Berry et à son titre Johnny B. Goode, chanté par Marty en 1955 alors qu’elle ne sera écrite qu’en 1958 ;
– et bien d’autres encore…

Alors qu’il a coûté 19 millions de dollars, Retour vers le futur rapporte 210 millions aux Etats-Unis et 140 dans le monde. Au total, l’équivalent de presque 19 fois son budget !!
L’Oscar du Meilleur montage sonore en 1986 arrive comme la cerise sur le gâteau. D’autant que le film cumule, à côté, pas moins de 13 nominations !

On connaît la suite ou plutôt LES suiteS : Retour vers le futur II (1989) et Retour vers le futur III (1990). Plébiscités par le public mais pas autant salués par la critique, les deux films ne seront pas suivis d’un 4ème volet comme il en était un temps question…